Ce n'est pas sans une certaine fierté, que je vous annonce la naissance de mes premiers macarons !

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Leur vie fut brève, mais tellement mémorable ! Ils sont nés d'une profonde réflexion, d'une lutte entre la peur de rater des biscuits qui sont devenus une légende par leur goût et par leur difficulté de réalisation ; et ma fierté personnelle qui me poussais à m'élever au rang de ces maîtres pâtissiers qui "savent réussir un macaron" !

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Il ne me manquait que le coup de pouce : l'incitation (qui valait de défi dans mon langage) par un collègue qui avait bien envie d'en déguster au travail...

Je me suis donc armée de courage et d'un tamis (attention, zeugme ! ce n'est pas parce qu'on fait de la cuisine qu'il faut en oublier son latin...), et c'est en suivant LE master de la catégorie, j'ai nommé le bien-connu Pierre Hermé, que je me suis lancée dans l'aventure. La recette est donc classique, adaptée par mes soins pour convenir à mes goûts et à mon placard.

Au programme, donc, deux parfums de ganache (une au chocolat noir, et une au praliné), pour un même parfum de coque (au cacao). N'ayant pas de cacao amer (utilisé dans la recette de P.Hermé), j'ai adapté en mettant une grosse cuillère à café de cacao sucré (de p'ti déj) dans les blancs non montés, et en réduisant du coup la quantité de sirop de sucre. Sans colorant à disposition, la coloration des coques s'est faite naturellement avec le cacao, et n'était donc pas très marquée. Mais cela ne choquait pas du tout.

Pour les ganaches, j'ai tout simplement chauffé du chocolat, que j'ai mélangé à de la crème liquide pour le rendre brillant et lisse. Elle se tartine très bien sur la coque du macaron tiédi.

Les coques sont faites à base d'un tant pour tant, dans lequel j'ai ajouté 55g de blancs non montés mélangés au cacao, et une meringue italienne (55g de blancs montés en neige en incorporant 190g de sirop de sucre fait sur l'instant).

C'est alors que j'ai fait THE ERREUR du beginner... j'ai réparti les coques sur 2 plaques, que j'ai mises au four. En même temps. Mauvaise idée. (l'élément à connaître ici est que mon four n'est pas à chaleur tournante...)

Bref, la plaque qui était "à l'ombre" de l'autre a mis au monde des coques craquelées et sans colerette, alors que les autres étaient parfaites ! Je pense que l'ombre de la plaque du dessus a dû baisser la température d'au moins 20°C pour que le résultat soit si flagrant ! Dommage, mais bon, les coques étaient moins présentables mais très bonnes tout de même.

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Ces "chutes", je les ai quand même apportées à mon travail, et elles n'ont pas fait long feu non plus...

Bilan : DELICIEUX ! En 1h à la pause café du matin, tout était liquidé. On m'a même dit que c'était meilleur que la plupart des macarons achetés en magasins. Bon compliment. Surtout pour une première fois.

Défi relevé, donc ! Maintenant, je vais pouvoir exercer mon imagination : à élaborer des parfums sympathiques et à colorer, colorer, et colorer encore !

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  Et je finirai ce poste par un p'tite photo qui vaut le coup. Voilà l'aubergine que je n'ai aps pu m'empêcher d'acheter, en la voyant au marché... Non, vous ne rêvez pas, c'est UN AUBERGIN !

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